Quel impact pour quel moyen de transport?
Lorsque l'on parle de mobilité et de ses impacts sur l'environnement, on visualise communément les gaz sortant des pots d'échappement de différents véhicules motorisés. Mais pour une vision plus proche de la réalité, il s'agit de considérer l'ensemble du cycle de vie d'un moyen de transport. Car derrière une manière de se déplacer se cache toute une série de procédés impliquant l'utilisation d'une certaine quantité de ressources et engendrant des effets néfastes pour l'environnement et pour notre santé.
Même un vélo n'est pas entièrement neutre puisqu'il a nécessité de l'énergie pour sa fabrication et en exigera également pour son élimination. De même, certaines pièces devront être remplacées au cours de son cycle de vie. Pour rouler, il aura également besoin d'infrastructures routières. Toutefois, la quantité d'énergie nécessaire est bien entendu extrêmement faible en comparaison d'autres moyens de transport.
Il existe plusieurs méthodes pour évaluer le bilan écologique d'un moyen de transport.
La méthode dite de la saturation écologique a été créée par l'OFEV en 1990 et permet de prendre notamment en compte la spécificité du contexte national (rareté d'une ressource, objectifs politiques, etc.). Le résultat obtenu est exprimé sous la forme d'unité de charge écologique (UCE).
L’indicateur «Eco-indicator 99» a été développé entre 1997 et 1999 par une équipe d’experts internationaux. Cette méthode considère trois types d'impacts : «effets nocifs pour la santé humaine», «effets nocifs pour les écosystèmes» et «effets nocifs pour les ressources».
Que l'on utilise l'une ou l'autre méthode, les résultats obtenus montrent des variations importantes entre les différents moyens de transport. Or, le choix d'un mode de déplacement est bien entendu lié au nombre de kilomètres qu'il s'agit d'effectuer. Si la marche à pied est parfaitement adaptée pour les petites distances il n'en sera pas de même dans le cas d'un trajet de plusieurs kilomètres. C'est pourquoi la comparaison des différents moyens de transport est abordée ci-dessous en fonction de deux "types" de mobilité, à savoir la mobilité dite "locale" (jusqu'à 5 km) et celle considérée comme "nationale" (jusqu'à 200 km) ou "internationale" (plus de 200 km).
Mobilité locale

Mobilité nationale et internationale

Attention, les résultats présentés dans ces graphiques doivent être entendus "par personne et par kilomètre" et dépendent par conséquent étroitement du taux d'occupation des véhicules, à savoir 23% pour un bus régional (14 personnes), 32% pour une voiture de 5 places (1,6 passager) ou encore 81% dans le cas d'un avion (278 passagers). Un transport en commun peut donc potentiellement augmenter sa fréquentation, et ainsi réduire son impact, de manière plus significative qu'une voiture.
Dans le cas de l'avion, celui-ci apparaît sous un jour relativement avantageux en comparaison de la voiture. Mais ce n'est pas une raison pour sauter dans le prochain vol. Car d'une part, le nombre de kilomètres effectués lors d'un déplacement en avion est bien plus important que lors d'une petite escapade en voiture et le bilan final est donc bien plus conséquent. D'autre part les gaz libérés par les réacteurs en altitude contribuent davantage à l'effet de serre que s'ils étaient émis au sol. Sans compter la pollution engendrée par les trajets effectués pour se rendre jusqu'à l'aéroport qui est bien souvent situé en dehors des centres urbains.
En ce qui concerne la voiture, celle-ci se positionne très nettement en tête de notre classement des moyens de transport exerçant le plus d'impacts sur l'environnement, bien que ce constat doive être nuancé en fonction du modèle utilisé. Néanmoins, lorsque son utilisation est indispensable, il est possible de diminuer ceux-ci grâce à une méthode de conduite appelée Eco drive. Celle-ci permet en effet de réduire sa consommation en carburant de 10 à 15%. Plus d'informations sur http://www.ecodrive.ch/
Enfin, notons tout de même que l'hélicoptère coiffe tout le monde au poteau. Son score serait de respectivement 27819 (UCE) et de 45'488 (Eco 99)!
Si vous souhaitez aller plus loin et affiner cette analyse par celle de vos propres déplacements, plusieurs outils existent que vous pouvez retrouver dans le chapitre suivant "Quel est votre bilan CO2?"
Source : www.mobitool.ch





